De Bumthang à Phobjikha – 10 et 11 novembre 2014

2014-11-10

C’est sûr qu’avec tous ces virages on est obligé de mettre du temps à arriver.

Regardez la dans les yeux.

Regardez la dans les yeux.

La journée se sera donc passée dans la voiture car il nous faudra plus de 6 heures pour arriver à destination. En chemin, nous aurons une fois de plus le plaisir de s’arrêter sur une « pass » et ce sont de nombreux drapeaux multicolores (oui ça fait penser au Tibet, on est au courant) avec lesquels on va tenter de faire quelques photos originales (pas certains d’y être arrivés au final). On se fera un petit stop shopping puis on continuera à regarder le paysage défiler… Comme dirait une touriste croisée en route « C’est toujours la même chose ici, des montagnes et des vallées » et on se dit que certains devraient rester chez eux en fait… Nous on est assez impressionné des changements de faune et de flore en quelques heures de voiture sachant qu’on passe le plus clair du temps à gérer les virages. Nous croiserons aussi quelques macaques mais attention, ils portent malheur si on les croise le matin : coup de bol, on les voit après 14h. Ah oui j’allais oublier une stupa (avec des yeux donc népal-style) construite pour vaincre une déité locale très sympathique : elle dévorait les intestins des gens qui passaient, heureusement que je ne sais plus qui lui a réglé son compte, on a pu passer en voiture sans encombre.

Le soir nous allons passer notre première nuit en home stay. La maison est typique, on nous montre notre chambre et… ha ben oui pas du tout de fenêtres juste des plaque en bois… Et il fait froid là non ? Je ne vois pas de quoi chauffer… On se réfugie dans la cuisine/salon autour du poêle à bois et nous partageons notre repas avec une américaine (qui écrit un livre sur le tourisme) et Zotan, un hongrois (qui écrit aussi un livre sur le Bhoutan). Soirée très sympa puis nous allons au lit et on a quand même super froid… Et les lits sont durs, très durs… La nuit passe mais on a choppé froid évidemment et on a dormi par intermittence. Notre guide nous dit qu’on changera pour un autre home stay mieux la nuit prochaine car lui non plus n’a pas beaucoup dormi. On a quand même apprécié de voir évoluer la famille autour de nous et on aurait pu passer une nuit de plus mais c’est vrai que le froid est un peu gênant (il faisait 1 ou 2 degrés, pas plus).

Superbes oiseaux...

Superbes oiseaux…

Le lendemain c’est le jour du Black necked crane festival ! C’est la 16ème édition (et cette année ils l’ont faite coïncider avec les 60 ans du roi précédent) et ce festival est là pour rendre hommage au black necked crane (grue à cou noir), un oiseau qui passe la moitié du temps au Tibet puis vient au Bhoutan pour passer l’hiver. Cette espèce est en voie de disparition, nous avons pu en voir une trentaine et il semblerait qu’il n’en reste que quelques centaines dans le monde. En sortant de la maison, nous croiserons un enfant, réincarnation d’un mec connu (enfin un lama quelconque) mais je le note on sait jamais si un jour il devient chef ici je lui montrerai sa photo. Après un passage au poste d’observation des black necked cranes (longue vue donc on a pu les compter), nous rejoignons le festival pour y passer une grande partie de la journée. Tout se déroule dans le temple et nous pouvons assister au petit speech du début avant de voir commencer les danses.

Elles seront de plusieurs types mais pour la majorité dansées par les enfants des écoles alentours. Finalement très variées, on s’amusera vraiment bien surtout qu’on nous a choppé des places assises pile en face des danseurs. Je reconnais avoir un peu soupiré quand un groupe de femmes ne faisait que chanter mais bon, dans l’ensemble c’était très intéressant. On partira manger à la fin du concours de poème où des gamins déclamaient des vers sur la beauté et l’importance des black necked cranes. Cet animal ici est très important et il a inspiré de nombreuses danses dont celle qui lui est dédiée. Cette danse fait référence à celle que ces animaux effectuent 2 fois ici : une fois en arrivant et une autre fois en repartant. Les gamins sont donc déguisés en black necked cranes et c’était pas mal du tout pour des gamins. Ils la referont d’ailleurs plusieurs fois.

Nous découvrons notre nouvelle farm house et, joie, ils ont des vitres aux fenêtres ! Nous irons nous balader dans la vallée et cette dernière est vraiment splendide ! Quand on pense qu’ils ont songé à y mettre un aéroport, on peut remercier les black necked cranes de nous avoir épargné ça. Après cette petite ballade, nous partagerons notre repas en écoutant les histoires de l’intarissable guide de 2 chinoises. Son chauffeur et lui nous feront part de leurs souvenirs d’enfance, d’anecdotes sur des touristes (celle où il a mis du piment sur une bouteille pour qu’un mec pisse dedans, n’était pas mal).

La totalité des photos est disponible ici :

Vous aimerez aussi...

3 réponses

  1. Quentin dit :

    Une réincarnation d’un lama ?
    T’es sur de toi ?

  2. Haazheel dit :

    Pas l’animal hein… Le lama : un enseignant du bouddhisme tibétain

  3. Yann dit :

    Ni Serge ? (désolé elle me trotte depuis hier….)

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.