Bayamo – 5 avril 2017

Bamos à Bayamo en bus… comme on dit par ici… Désolé…

Pour avoir le temps de visiter la veille, on a dû décaler notre arrivée ici et on va arriver trop tard pour faire un petit tour… Le trajet en bus était… long ! Merci Deezer d’avoir voulu vérifier mon compte alors que je n’avais pas internet… Je n’ai donc pas pu écouter de musique c’était très… chiant ! Et mes podcasts avaient été épuisés. Bon j’ai eu de la chance à un moment il y a eu de l’animation, on a eu du feu tout autour du bus et on ne voyait plus le soleil ! On a rigolé quand on a vu le chauffeur se lever pour tenter de voir la route devant et quand on a frôlé les flammes du fossé ! Je ne sais pas pourquoi ils cramaient tout autour mais ça faisait une fumée comme je n’en avais jamais vu ! Impressionnant mais finalement on arrivera dans la meilleur casa de Bayamo et c’est tripadvisor qui le dit !

Notre hôte est adorable, parle doucement et a une casa des plus impressionnantes. Pierres apparentes, tout est super propre et un très grand patio/jardin à l’arrière… Pas mal pour le petit déjeuner. On filera dans un paladar conseillé par notre hôte pour y découvrir un petit concert rien que pour nous et la table d’indiens alcooliques. La musique était bien sympa, on commence même à reconnaître certains airs (vous ne connaissez pas je pense mais y avait un truc genre : « Yo soy bueno y como bueno. Moriré de cara al sol »… non ? Pff vous êtes pas des connaisseurs.. après c’est « Guantanamera Guajira Guantanamera » !). On est donc tranquilles à table avec nos crevettes et notre viande quand derrière nous surgi un petit gamin (avec son bonnet d’hiver) d’à peine 2 ou3 ans… en tout cas il savait marcher mais limite et le voilà qui fonce vers les musiciens, récupère les maracas et se met à jouer avec eux ???!!! Il se dandine mieux que moi (pas difficile mais je rappelle qu’il maîtrise la position debout depuis peu de temps) et se met à danser, repose les maracas, tape des mains et secoue la tête comme un fou ! Tout le monde se marre, il était super mignon et assez balèze en fait. Un des indiens bourrés lui file un billet (heu… oui bon bref) et le gamin fonce vers le chapeau et le donne au groupe ! On verra qu’en fait sa mère travaille ici et donc il a dû en voir passer un paquet des groupes de musique d’où son entrain.

Le lendemain on va s’apercevoir que le centre de Bayamo est quand même… super petit ! On apprendra que les gens qui restent 2 nuits filent vers l’ancien campement de Fidel Castro mais on n’avais pas le temps de le faire (il faut partir très tôt et rentrer tard). On se contentera des bâtiments historiques, de la visite de la maison de Carlos Manuel de Cespedes. Qui est-il ce monsieur ? Eh bien il est né à Bayamo pour commencer et il fut le premier à libérer des esclaves en 1868 puis s’embarquera dans la guerre d’indépendance contre les espagnols. Il réussira à être président mais il se fera tuer et les espagnols reprendront le contrôle. C’est une des 3 grandes figures de Cuba avec Fidel Castro et José Marti. Ce dernier est peu connu chez nous (enfin moi je n’avais jamais entendu parler de lui) mais, ici, c’est un des plus grand martyrs et un héros national ! C’est le fondateur du parti révolutionnaire cubain, un philosophe, un poète et un journaliste ! Bref il pèse dans le quartier et chaque ville a sa place ou sa rue à son nom.

Bayamo est aussi célèbre car les révolutionnaires, qui étaient en train de perdre, on décidé de brûler entièrement la ville pour ne pas que les espagnols puissent se réinstaller. Quelques maison (dont celle de Carlos de Cespedes) auront échappé aux flammes on ne sait pas trop comment.

Alors la journée à Bayamo était sympa mais on avait trop de temps juste pour le centre ville, je pense que l’idéal est la formule avec l’excursion dans les montagnes. Bayamo était une escale sur le trajet en bus Camagüey-Santiago, donc ça nous allait bien. Maintenant il ne reste plus qu’à rejoindre notre dernière étape.

Lien vers les photos : 2017 – 04 – 05 – Cuba (Bayamo)

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